Journal de mes rencontres sur internet

J'ai 30 jours pour rencontrer l'homme de ma vie sur internet ! Suivez mes rencontres au jour le jour ...

vendredi 2 janvier 2009

Traquons le SMS

Bonne Année, bonne santé, tout plein de bonheur !!

Oh merci ... sauf que, comme d'hab', je ne sais pas d'où ça vient.
Un SMS de plus, non signé. J'en ai reçu au moins 10 comme ça, depuis le 1er janvier. Raaah !!! C'est pourtant pas compliqué, de signer ses SMS.
Je passe mes journées à éplucher mon répertoire papier (heureusement que ça existe encore) pour mener l'enquête. Et ça ne donne rien. Autre solution : appeler incognito le numéro en question, et raccrocher illico, juste pour entendre la voix. Mouais, pas bien, je sais. Et puis ça ne donne rien non plus. Je ne reconnais personne, à croire qu'ils ont tous mué récemment.
Pfff. Rien ne vaut les vraies cartes de voeux comme avant. La biche aux abois, les lutins, le petit chalet sous la neige, au moins on savait d'où ça venait.

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mardi 18 décembre 2007

Tchin

33% des rencontres se font chez des amis.
(et 13% sur internet ... mais bon, vous savez ce que j'en pense)

Carla et Nicolas sont pile dans les statistiques.
Chez Jacques Séguéla, elle avait apporté sa guitare (véridique) ... et il l'a raccompagnée chez elle à la fin de la soirée. Hyper romantique.
Monsieur Séguéla, pleaaase, invitez-moi, la prochaine fois.

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mercredi 27 décembre 2006

Noël au balcon

Je vis dans une ville formidable. Vous connaissez beaucoup d'endroits, vous (en France, évidemment), où le soleil brille à Noël, où la mer est bleu turquoise, transparente avec des petits poissons dedans (si si, on les voit bien, même), où l'on peut faire son footing sur des kilomètres le long de la mer, sous les Chamaedorea elegans, plus communément appelés "palmiers" ?!

Le bonheur. Le 25 décembre, j'étais la seule fille à courir à 9 heures du matin. Seule fille, certes, mais ....

Qui dit "ville de garnison", dit "militaires". Et il y en a plein. Parce qu'un militaire, ça a besoin de courir. Comme moi. Dès l'aube, ils sont tous là. En plus, un militaire, ce n'est pas frileux. Vous pouvez être sûrs qu'ils sont en short même à Noël. C'est comme les pompiers. Eux aussi ils viennent en groupe de douze, de quoi perdre la tête. Moi en tout cas j'ai appris plein d'astuces sur les étirements.

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mardi 19 décembre 2006

Tour de passe-passe

Silence radio. Pas de nouvelles. Le chantier n'est pas fini, ça doit être pour ça. Et oui, j'ai vu des ouvriers aujourd'hui. Bah oui, maintenant, le matin, je passe toujours par là.

Pour répondre à vos commentaires percutants ... NON, je ne lui ai pas demandé sa carte d'identité. Parce que je n'ai pas douté une seconde. Il avait l'air de la connaître tellement, ma Florence. Il m'a cité son nom de famille, son adresse, et tout. C'est vrai que sur l'interphone c'est son nom à lui. Certes. Et c'est vrai que c'est lui qui m'a appelé. Pas elle. Même pas après, pour me remercier.

En plus, là où je me perds aussi un peu, c'est qu'il m'a avoué que cette carte bleue (à elle) était sous sa voiture (à lui). Et c'est vrai qu'il s'était un peu emmêlé les pinceaux, quand j'ai demandé comment la carte avait pu se retrouver par terre : "Euh, bah en fait, elle a dû tomber du siège. Elle la met sur le siège pour payer les péages." Mouais. Sauf que là, c'était sa voiture à lui, et qu'elle part toujours travailler avec sa voiture (à elle), et que la carte bleue n'avait rien à faire dans sa voiture (à lui).

Bon, c'est une histoire de fous, en fait. Je vais oublier ça vite fait bien fait. Ça m'apprendra à ramasser des trucs qui brillent par terre.

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samedi 16 décembre 2006

Vous avez perdu quelque chose

D'habitude, je ne passe vraiment pas par là. Le chemin de l'école avec mon fiston, depuis 4 mois ... je le connais par coeur. Alors hier, hop ! On a fait une folie : on a changé d'itinéraire. Rien de bien méchant. Un peu plus long, certes, mais avec vue sur la mer. Histoire de bien commencer la journée.

Et franchement j'ai bien fait. J'ai fait une trouvaille. Au détour d'une ruelle, un petit objet innocent sous une voiture. Rectangulaire. Tout bleu. Avec plein de chiffres dessus. Le genre de truc qui peut me servir à dépenser des fortunes. Surtout quand il n'est pas à moi.

Ah noooon. Pas touche. "Maman, c'est à qui, la carte bleue ?" Je précise qu'à 3 ans et demi, mon fils connaît déjà très bien les rouages du shopping et tous les accessoires qui vont avec. "Euh, je ne sais pas." C'est écrit dessus. Une certaine Florence. Et bien il n'y a plus qu'à la prévenir, Florence. En supposant que c'est bien sa voiture. De toute façon, si quelqu'un essaie de se faire passer pour ma Florence, je mords.

Petit mot sous l'essuie-glace, et le tour est joué. "Bonjour, j'ai trouvé une carte bleue sous votre voiture. Si c'est la vôtre : 06.09 ...." Amélie Poulain bis, c'est moi.

11 heures. Bib bip, mon portable. "Bonjour, je suis le compagnon de Florence X, vous avez laissé un mot sur sa voiture. Franchement c'est adorable, c'est si rare de nos jours ... Vraiment je ne sais pas comment vous remercier ...." et bla bla bla. N'empêche que ça donne des ailes. En plus, il a une voix très agréable. Rien que pour ça, j'ai bien fait de ne pas garder la carte. Et de changer de chemin.

"Je vous donne notre adresse et vous glissez la carte dans la boîte à lettres, d'accord ?"  Ah non. Et si c'est un voisin qui tombe dessus, et fait son shopping de Noël avec, je serai la première suspectée. Et puis moi j'ai envie de savoir à quoi il ressemble, le compagnon de Florence. "Je pourrais plutôt vous la rendre en main propre .... " (please)  . En espérant que c'est vraiment son chéri, lui, et qu'il ne va pas lui chiper sa carte en douce, car là aussi, je serais mal.  Bon, je prends le risque.

Et quel risque. Encore plus craquant qu'au téléphone. Le genre de rencontres qui chamboule. A mon avis, il s'est passé un truc, hier à 18 heures 07, au numéro 73. Quelle rue ? Ah non. Top secret. Surtout que c'est aussi ma rue à moi. On est voisins de quelques numéros. Le top.

"Je ne peux pas vous inviter à boire un verre, c'est le chantier, chez moi. On est en pleins travaux." Dis plutôt qu'elle est là-haut, Florence. Et que tu veux me garder tout exprès pour toi. Pas de souci.   "... mais on va se revoir, hein ?! ". Il m'a promis un apéro. Bientôt. J'espère avant la fin du chantier, quand même. Euh, elle sera là, Florence ?!

A suivre.

Posté par Christelle M à 15:10 - REAL LIFE STORIES - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 6 décembre 2006

Norauto le retour

Je m'en serais bien passée, en cette journée ensoleillée ... d'aller chez Norauto.

Norauto, je connais bien. Souvenez-vous, le 28 décembre 2005 ... Pour un enjoliveur. Hep ! Il faut lire mon livre, pour ça ... CLIC  !

Cette fois, c'est pour un pneu crevé. C'est la même roue, en plus. On dirait que ça me poursuit. Bref.

Hier soir, on a mis la roue de secours à la place. Enfin, je dis "on" ... c'est facile, moi, je me suis contentée de regarder Patrick faire. (N'allez rien imaginer ... Patrick, il est marié). Chacun son domaine. On se met du noir partout et il faut des biscotos de folie. Donc ça, c'est vraiment un truc de mec. Il a fait ça comme un chef. Après, évidemment, la roue de secours, il a fallu la remplacer. Sinon elle s'appellerait roue normale. Alors ce matin, direction Norauto. Moi qui voulais aller faire du shopping, même plus la peine d'y penser.

"Ah, oui, il est bien dégonflé, votre pneu. Mais peut-être qu'il n'est pas crevé ... Vous avez pensé à le regonfler pour voir ?" Chez Norauto, ils ont le chic de poser des questions incroyables. Comment ça, essayé de le regonfler ? Avec quoi ? J'ai déjà eu du mal à le sortir du coffre sans m'en mettre partout, alors, le regonfler, faut pas rêver.

"Bon, suivez-moi."

Et là, il m'emmène presque par la main dans le fond du garage. Lui, il porte le pneu d'une main. Normal, c'est son métier.

Entrer dans un garage Norauto, parmi les trucs élévateurs de voiture, les bidons et les clés de douze, avec tous ces mécanos en salopette, c'est comme entrer dans une caserne de pompiers. Ça fait quelque chose à n'importe quelle fille normalement constituée.

Il m'a fait un cours privé sur le fonctionnement d'un pneu crevé, un truc à dormir debout, tout ça pour arriver à la conclusion que, oui, il est bien crevé. "Vous voyez le trou, là ... Mettez le doigt, on sent l'air". Ah oui, c'est vrai, bien obligée de le croire. Bon, d'accord, et on fait quoi, maintenant ?

"Je vais vous le réparer. Et vous le remettre en place". Super. C'est pour ça que je suis venue.

"Laissez-moi votre voiture. Revenez dans 3 heures". 3 heures ? Comment ça, 3 heures ?! Dans cette zone commerciale triste à mourir ? Oh mais non. Je suis perdue.

Oh mais si. Je sais. Je vais aller chez le coiffeur. La meilleure façon de remplir au moins 2 heures.

"Je vous enverrai un SMS pour vous prévenir que votre voiture est prête". Oh, mais quel bonheur ! On n'arrête pas la technologie.

Bon, un coiffeur, maintenant ... Heureusement, il y en a un, dans le centre commercial. Une enseigne connue. Une valeur sûre, ça vaut mieux. J'ai déjà un pneu crevé, je ne veux pas avoir une coupe ratée en prime.

A l'accueil, l'hôtesse : "bonjour, on vous fait quoi ?" ... "une coupe, merci". "OK, passez au vestiaire"  ...

Au vestiaire, re-belote : "bonjour, on vous fait quoi ?" ... grr. "une coupe". Pas de merci, cette fois. Non mais quoi encore. "OK, passez au shampooing"   ...

Au shampooing, j'ai cru l'assommer : "bonjour, on vous fait quoi ?"

Bon, en attendant, chez Biguine, ils ont tout compris. Enfin des coiffeurs qui mettent des écrans vidéo géants avec des clips partout jusqu'au plafond. Surtout au shampooing, quand on a l'impression que ça dure une éternité, et qu'on connaît les ampoules du plafond par coeur.

Bip bip. SMS de mon mécano préféré. Ma voiture est prête. Ça tombe très bien. Je sors juste de chez le coiffeur.

Retour chez Norauto. "Oh vous, vous êtes allée chez le coiffeur. On va donner l'idée à nos clientes, tiens. Elles ne savent jamais quoi faire pendant qu'on s'occupe de leur voiture".

Oh ... ENFIN un homme qui s'aperçoit que je suis allée chez le coiffeur ! J'hallucine.

Ils sont trop forts, chez Norauto.

Posté par Christelle M à 19:08 - REAL LIFE STORIES - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 7 juin 2006

A la mer

Je viens d'aller faire mon footing avec Marc Lavoine. Si si. Promis. Il était là. Bon, il suffit d'y croire. Dans le baladeur, facile, vous me direz. Mais essayez, les filles. Ça motive les enjambées comme jamais. J'ai avalé les 6 km comme une gazelle. Encore mieux qu'avec Patrick. Bruel, j'entends. Juvet, on va éviter.

Entre deux chansons, j'entends la mer. C'est bien aussi. Il m'arrive aussi d'entendre d'autres choses. Comme par exemple quand je passe à côté du terrain de boules (la pétaaaanque, comme on dit ici) ... un joli terrain tout au bord de la plage, plein à craquer. Ils se défoulent sur le cochonnet pendant que Madame prépare le déjeuner en regardant "Motus". Au moins, eux, ils sont pas sur internet. Mais bon, sur le terrain de boules, c'est aussi risqué que sur internet. Une joggeuse. Faut pas rater ça. "Oh, Marcel, dis, je vais me remettre au sport, moi ...  quand j'vois ça". Bien sûr. Essaie déjà de me rattraper, toi. Je cours plus vite que l'éclair.

En tout cas, j'ai beaucoup de chance de courir en bord de mer. Chez moi, c'est l'été. Ici, ils sont déjà tous en maillot de bain. Bronzés comme des dieux. Comme s'il n'y avait jamais eu d'hiver. Les maillots de bain, j'avais dit que j'avais donné, mais bon, en fait, j'ai changé d'avis. J'en veux bien encore.

Parce que c'est vraiment agréable. Mais c'est très dangereux, aussi. J'ai failli entrer dans un lampadaire quand j'ai essayé de décortiquer les tatouages d'un plagiste. Je n'avais jamais vu ça. Tout au long de sa colonne vertébrale, dans le dos donc, il avait des petites pattes de chat tatouées. Et c'est pour ça que j'ai failli embrasser le lampadaire, j'ai voulu savoir jusqu'où allait la dernière patte. Heureusement que les tatouages n'étaient pas dessinés sur son torse, là, j'allais droit dans la mer.

Posté par Christelle M à 15:40 - REAL LIFE STORIES - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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